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Sommaire

Histoire traditions et fonctions du bijou en orient

Histoire traditions et fonctions du bijou en orient

L’histoire du bijou Marocain.

L’histoire des bijoux marocains est extrêmement difficile à retracer. En effet rares sont les bijoux qui portent une date et il est également malaisé de trouver les traces de leur localisation géographique. D’autre part les joailliers qui ont présidé à la fabrication de nombreux bijoux ont complètement disparu et la tradition orale ne s’est pas perpétrée. Lorsqu’on visite des musées de bijoux l’intérêt est donc essentiellement artistique.

Les bijoux citadins du Maroc sont essentiellement présentés dans deux musées : le musée des Oudaïas de Rabat et le musée  Dar Jamaï de Meknès. On s’aperçoit en les visitant de la différence avec les bijoux vendus actuellement, alors que pourtant la plupart ont moins d’un siècle et souvent moins d’un demi-siècle. Ceci souligne le goût constant pour une orfèvrerie de qualité capable de renouvellement qui conservant néanmoins ses racines traditionnelles.

La tradition du bijou

En sillonnant le Maroc au détour des minuscules ruelles de Marrakech, d’Essaouira de Tanger, l’omniprésence du bijou est évidente. On les voit surgir sous l’étoffe d’une jellaba, s’aligner à l’infini dans les boutiques en myriades dorées. Rapidement les dorures deviennent familières, dans la médina les dorures succèdent aux dorures, bracelets, bagues et boucles d’oreilles scintillent de boutique en boutique.  

Actuellement dans les souks des régions montagneuses les bijoux sont rares, alors que jadis se trouvaient  des étals foisonnants. Il est donc impossible de comprendre quelle était leur importance ancienne. Pour la comprendre Il est indispensable de voyager dans l’histoire sur les traces de cette tradition de la parure.

Le bijou en argent a entamé rapidement sa disparition.  L’orfèvrerie contemporaine renouvelle à l’infini des déclinaisons de bijoux traditionnels. Pourtant on voit rarement apparaitre des modèles nouveaux. Les bijoux modernes généralisent l’aspect doré. Au Maroc les anciens bijoux des grands-mères et des générations antérieures sont souvent confiés aux orfèvres dans le but de les moderniser. Les vieux bijoux sont alors remontés autrement et la parure remise au gout du jour. De nombreuses parures extrêmement riches sont conservées par des collectionneurs mais il est généralement difficile d’estimer le nombre de parures anciennes aujourd’hui disparues. Les anciens bijoux en argent ont fait l’objet de l’intérêt touristique croissant pour des objets d’aspect typique et exotique. Jusqu’à la fin du 19e siècle les caravanes amenaient d’Afrique des sacs de poudre d’or animant de leur danse les abords d’Essaouira. 

Aujourd’hui à Fès, le centre de l’orfèvrerie est situé au mellah. Un même magasin peut présenter des bijoux d’or et d’argent, ainsi que d’argent doré par trempage. Selon la nature des bijoux, on préfèrera l’or ou l’argent. Compte tenu du prix l’or sera plutôt réservé aux parures fines et légères. La généralisation du procédé de la dorure peut avoir mauvaise presse, et être considéré comme déloyale. Certains marchands s’enorgueillissent de ne proposer que de l’or véritable. En attendant, le volume de la bourse de chacun déterminera toujours le choix de l’or véritable ou de la dorure.

L’époque moderne est celle de la régression des artisanats. Malheureusement d’anciennes techniques qui permettaient jadis la réalisation de bijoux somptueux tombent progressivement dans l’oubli. Ainsi, il sera rare de nos jours de trouver une boucle de ceinture réalisée grâce à la technique du filetage, jadis célèbre. Les gestes ancestraux se perdent inexorablement.  

Les bijoux sont assimilés très tôt par les plus jeunes enfants dans la tradition. Dès 4 ou 5 ans, les petites filles peuvent porter tous les bijoux traditionnels des mariées à l’occasion d’une fête au cours de laquelle elles rompent leur premier jeûne. On fabrique pour elles des chaises traditionnelles de mariage ou Mida pour les porter et on immortalise l’événement par une photographie. Dès l’âge tendre on apprend à aimer et à apprécier la tradition des bijoux de fête. C’est l’une des raisons pour laquelle les femmes marocaines sont imprégnées dès leur plus jeune âge du goût de l’apparat et de la joaillerie.

Les parures citadines traditionnelles

Les parures citadines se composent de nombreux bijoux en argent, argent doré et or. La capitale de la bijouterie bourgeoise a longtemps été Fès.  Dont le rayonnement dépassait les frontières. Le goût des riches parures a existé de tout temps. Déjà dans les années 1900, on juge que le goût de l’apparat excessif qui pousse les femmes à étaler des parures supérieures à leur fortune réelle est une corruption. Les loueurs de bijoux existent depuis plusieurs siècles. La course à la magnificence se poursuit depuis toujours, jusqu’à ce que les femmes entières ne soient plus que bijoux. Les femmes portent couramment des larges boucles d’oreilles d’or rehaussées de pierreries, des bracelets d’or pouvant peser plus de 300g, et faire de même aux chevilles et aux jambes. Leurs corps entier est totalement recouvert.

La tradition du bijoux lors des mariages orientaux.

Le port de bijoux somptueux est une tradition au Maroc et en orient quel que soient les régions d’où l’on vient.  La cérémonie du mariage s’emprunt de modernité et la lourdeur des parures et du cérémonial observé en début de siècle s’est véritablement allégé. Cependant les parures de mariage se doivent de faire de la fiancée un bijou de la tête aux pieds. Les parures sont magnifiques et se veulent également le reflet de la fortune des familles. Anciennement la mariée était recouverte de colliers de façon spectaculaire, des Lebbas, colliers qui descendent quasiment jusqu’à la taille constitués de pendeloques, Jayt, formés de perles, Tesbih ou chapelet, et chainettes. On dénombre aussi parmi les bijoux arborés traditionnellement les fibules, colliers d’orge et de poissons. Les broches ne sont apparues que récemment dans l’apparat des fiancées, alors qu’elles semblent aujourd’hui si communes.

Les bijoux sont toujours associés aux fêtes. Le mariage est naturellement la plus grande. Un ancien dicton disait ceci : « Le chrétien se ruine dans les procès, le juif se ruine dans les fêtes religieuses, le musulman se ruine dans les noces ». Le mariage traditionnel continue de couter cher. Le mariage d’aujourd’hui diffère beaucoup des mariages d’antan. Le choix du marié était jadis dévolu à la famille. Les marieuses d’autrefois sont aujourd’hui devenues les maîtresses de cérémonie et assurent que tout se passe bien dans le respect des traditions. De nombreuses pratiques avaient pour but d’éloigner le mauvais sort et sont perpétrées encore maintenant quoique de manière édulcorée.

On commençait à préparer la chambre cinq jours à l’avance. On posait le henné les soirs qui précédaient pendant que se définissait le rythme des changements de tenues. L’avant dernière soirée, la mariée était assise sur une table portée par des marieuses encadrée par une tenue très raide et une pluie de bijoux et d’étoffes précieuses. Ce soir là, on remettait les cadeaux de la famille, la mariée devait rester immobile comme une statue. La nuit du mariage on se devait de recevoir dans les deux familles en séparant les hommes et les femmes. La mariée portée dans une boite protégée des regards – l’Ammaria - était amenée à la cérémonie et portée dans un cortège nocturne à travers la ville. A la fin la mariée allait à pieds dans sa future maison, on répétait l’étape durant laquelle elle devait se tenir immobile et on évacuait une fois de plus le mauvais œil. Les 7 jours qui suivaient, on exposait la mariée encore de nombreuses fois, toujours avec des vêtements, des bijoux et des parures différents.

Il a fallu plusieurs dizaines d’années pour voir la tradition changer. On remarque notamment que la cérémonie a raccourci. En général les mariages durent deux ou trois jours dont un week-end. Le fiancé est plus intégré aux différentes étapes de la préparation, par exemple il peut s’intégrer à la cérémonie du Henné. Les bijoux sont une parure et ont perdu la fonction d’éloigner le mauvais œil ou de porter chance. Les dessins au Henné peuvent différer beaucoup de ceux d’antan et s’éloigner des dessins traditionnels. Les marieuses gèrent toujours de nombreux points d’organisation, mais sont utiles durant une journée essentiellement. On change de parure comme jadis, mais au cours d’une seule et même soirée. Le chiffre de 7 parures est resté en raison des 7 jours que comportait la cérémonie du mariage autrefois et du pouvoir bénéfique des chiffres impairs. Aujourd’hui lorsqu’on choisit ses bijoux de mariage, on privilégie la finesse et le raffinement à l’ostentation quantitative de l’ancien temps.

Jadis la ceinture de la mariée lui était mise seulement le 7e jour. En effet ce bijou avait pour fonction de prouver qu’elle était définitivement mariée et éloignée du mauvais œil. Aujourd’hui cette tradition a complètement disparu. Tradition perdue également, la mariée devait être exemptée de toute tâche durant les 7 jours de son mariage. On imagine difficilement de quelle façon pourrait bien être respectée cette tradition dans le monde moderne !

Depuis trente ans, les réceptions sont de plus en plus souvent mixtes. Les invitées si elles se doivent d’arborer leur plus beaux habits, doivent cependant être moins ornées de bijoux que la mariée, car c’est elle qui reste la plus belle de la fête. L’arrivée de la mariée est le premier événement de la soirée. La chaise à porteurs sur laquelle elle est présentée a totalement perdu son symbolisme et a été détournée en termes d’usage de formes et de couleurs. Cette chaise est aujourd’hui l’objet de toutes les fantaisies.

La mariée porte le jour de la cérémonie tous les bijoux de famille qui sont volontiers prêtés par mères grands-mères sœurs et cousines. Si la famille est plus modeste et possède peu de bijoux, on pourra en louer, mais en argent doré pour réduire le cout. Toujours est-il que le jour de son mariage, la mariée sera étincelante.

Viennent ensuite des danses des chants et le baiser final dans une féérie scintillante de parures plus brillantes les unes que les autres. Jadis L’homme et la femme étaient pour cette danse finale installés sur la Mida ou chaise en bois, que l’on faisait tourner dans une danse rituelle précise jusqu’au baiser final délivré selon un rituel précis. On épousait le plus souvent des membres de sa famille, ses cousins.

Le dernier costume porté par la mariée est fabriqué avec des perles qui sont le symbole de la fertilité et éloignent le mauvais oeil. Aujourd’hui la mode du smoking et de la robe de mariée européenne devient courante. On trouve même des pièces montées pour le dessert. Les traditions du mariage deviennent selon les familles de plus en plus cosmopolites et les bijoux peuvent s’écarter de la tradition.

Le Bijou bénéfique

Le bijou est la fierté de l’homme. Il retrace sont histoire et son savoir faire. La beauté et la complexité des bijoux sont indéniables dans la tradition marocaine. Mais au-delà de cela, les bijoux ont une fonction symbolique très importante. Ils sont le reflet de l’importance sociale de la femme qui les porte, honorent le mari en amplifiant la beauté de son épouse et il va de soi dans toutes les cultures que celle qui sera la plus parée sera la plus désirable. De nombreuses superstitions sont également rattachées aux bijoux mais il est peu facile de les connaitre toutes, parfois de les comprendre. Jadis il fallait conjurer le mauvais œil, se garder des forces maléfiques ou attirer à soi les influences bénéfiques. Certains bijoux sont considérés comme bienfaisants. Ils portent en eux des symboles ou des lettrages qui font office de formules. Ils sont appelés l herz, ce qui peut être traduit par « amulette ». Le chiffre 5 est connu pour être porte bonheur. Les fibules éloigneraient les mauvaises influences de par leur proximité analogique avec une patte munie de griffes.

Les mains que l’on retrouve sous forme de pendentifs, de gravures, de décors sont un symbole de bienfaisance. Le bijou peut être bénéfique de par sa forme, son métal, sa place sur le corps, les décors dont il est couvert, les chiffres magiques auxquels il est associé ou son usage dans le cadre d’événements particuliers.

Il faut se prémunir des jnouns du mauvais œil, des envieux, et au contraire attirer à soi la chance.

Les bijoux faits de perles ont la lourde tâche d’apporter la protection à la fiancée et d’éloigner le mauvais œil et les esprits maléfiques. Les fiancées peuvent donc être littéralement recouvertes de perles qui assurent également la fécondité. La dernière et septième portée par la mariée lors de la cérémonie est traditionnellement recouverte de perles.

Les parures pectorales faites d’argent qui recouvrent la poitrine ont des vertus protectrices évidentes de par leur étendue sur le corps. De même les bracelets lourds et pourtant peu pratiques, pouvaient être jadis portés en toute circonstance en raison de leurs vertus protectrices.

Les bijoux qui font énormément de bruit –boucles d’oreilles, parures de poitrine, pendeloques, tiares, parures de front et de tempes - effraient les démons par leur tintinnabulement. De plus l’argent dont ils sont fabriqués une fois encore, joue son rôle de protection.

Plusieurs symboles se retrouvent dans les bijoux et ont pour fonction d’attirer la chance ou différentes  vertus : les oiseaux symbolisent l’amour, les bougeoirs serpents et poignards sont des symboles sexuels. Les poissons les louches et les poules sont des signes d’abondance.

Différentes inscriptions tirées du Coran sont également bénéfiques si on les trouve gravées sur les bijoux, tout comme l’étoile à six branches. Les bijoux qui peuvent s’ouvrir peuvent contenir toutes sortes de grigris protecteurs, même si l’usage de talismans et réprouvée par le Coran. Les nombres jouent un rôle protecteur. Nous avons évoqué le chiffre 5, mais plus généralement les chiffres impairs sont bénéfiques. La main est donc un symbole bénéfique grâce au nombre de doigts qui la composent.   

Les bijoux citadins du Maroc sont essentiellement présentés dans deux musées : le musée des Oudaïas de Rabat et le musée  Dar Jamaï de Meknès. On s’aperçoit en les visitant de la différence avec les bijoux vendus actuellement, alors que pourtant la plupart ont moins d’un siècle et souvent moins d’un demi-siècle. Ceci souligne le goût constant pour une orfèvrerie de qualité capable de renouvellement qui conservant néanmoins ses racines traditionnelles.

Différents bijoux et atours

La fibule

La fibule est un bijou devenu rare car les vêtements modernes ne nécessitent plus qu’on le porte. Les fibules en argent sont un bijou ancien, qui permettait de fermer manches et pans de chemise avant l’apparition des boutonnages modernes. Néanmoins leur usage a pu survivre jusqu’à aujourd’hui. Les fibules sont une aiguille qui transperce les tissus pour maintenir ensemble leurs différents pans. On les place sur la poitrine, au dessous des épaules pour maintenir les drapés sans coutures ni boutons. Peu à peu devenus inutiles les fibules sont restées décoratives. Les modèles ont pu aller du plus raffiné au plus simple, de la plaque d’or estampée, à une décoration de pierreries et de perles. On en rencontre des ajourées, estampées, poinçonnées, émaillées ou gravées.  Les fibules de Nador au nord du maroc sont les plus spectaculaires par leur dimension et leur forme trapézoïdale. Elles sont reliées par une chaine à une parure de poitrine énorme en forme de carapace de tortue qui est une plaque ovale ciselée d’où pendent des perles et des pièces de monnaie.

Bracelets

Jadis les lourds bracelets moulés en argent constituaient une valeur sure, mais ils ont aujourd’hui disparu. Les traditions rurales ont mué et le troc de ce type de bijoux est devenu une rareté.  

Les bracelets « lune et soleil » sont des classiques s’adressent aujourd’hui à une clientèle essentiellement touristique. Ils étaient jadis très célèbres. Leur nom vient de l’alternance sur leur pourtour de l’or et de l’argent. Ils sont moulés en argent avec une côte sur deux, et l’artisan ajoute ensuite la seconde côte en métal doré. Les bracelets « lune et soleil » étaient jadis fabriqués grâce à la technique de l’Estampage. Aujourd’hui la technique utilisée reste proche. C’est la technique du poinçonnage.

Les bracelets d’or ciselés nécessitent une grande quantité d’étapes et ne valent que par la dextérité de l’artisan. La plaque d’or est découpée, ajourée, en suivant un patron. Le martelage donne la forme à l’objet, puis on ajoute un fermoir et une charnière. Enfin le ciseleur va achever le travail.

Les parures de bras « lune et soleil » sont les plus classiques. Parfois ils sont agrémentés d’émaux, il arrive que tous les côtés soient recouverts de feuilles d’or.

Les bracelets Moudina ont les côtés départagés en reliefs carrés ou rectangulaires, et alternent également les parties d’orées et argentées.

Les bracelets sont très populaires. On trouve des modèles pleins, ciselés ou piquetés, certains modèles sont ajourés.  

Dans le Maroc oriental, les berbères ont des bracelets spécifiques que l’on reconnait immédiatement. En argent ils s’ouvrent avec une charnière ou une cheville et leurs bords sont découpés en rectangles recouverts d’émaux verts ou bleus. S’ils ont des côtes obliques, les émaux restent traditionnellement utilisés.

Bracelets de cheville / chevillières

C’était jadis souvent la technique du poinçonnage qui était utilisée pour décorer les bracelets de cheville ouverts. Les anneaux de cheville étaient le plus souvent en argent rehaussés de dorures ou d’émaux. Seules les familles les plus riches pouvaient s’en procurer en or ciselé. Ils allaient toujours par paire et on en retrouve qui datent du 13e siècle. Ce type de bracelet de cheville extrêmement lourd a disparu très rapidement. Ils ont été revendus au poids pour être refondus et donner naissance à de nouvelles pièces.

Les anneaux de chevilles modernes n’ont plus rien à voir avec la pesanteur de ceux d’antan. Légers, ciselés, ils mettent en valeur la finesse et la légèreté des chevilles.

Un anneau de cheville était porté dans le moyen atlas dont le nom était Khalkhal. Il s’agit d’un anneau en argent épais décoré au poinçon. Des motifs en épaisseur les terminent.

Pendentifs / colliers

Les pendentifs anciens se devaient d’avoir une surface la plus grande possible. Un long martelage affinait la plaque de métal progressivement. De nos jours la patience et l’usage du marteau ont cédé la place à des laminoirs qui fournissent directement des plaques de l’épaisseur requise. 

Jadis on portait facilement des enfilades de perles creuses, pierreries, argent, corail, émaux autour du cou. De nombreux modèles anciens sont parvenus jusqu’à nous. Les techniques utilisées pour fabriques ces bijoux sont multiples. Parties ajourées, poinçonnées, ciselés, sertissage de gemmes et d’émaux, pour la couleur, multiplicité des lignes et des courbes, le savoir faire de l’artisan rend un bijou remarquable, au même titre que la richesse de ses composants.

Les Tarjat – ce qui signifie opulence - sont des rosaces  ajourées comme de la dentelle. Ils sont agrémentés de pierreries. Ces pendentifs ont quelque peu disparu depuis le 19e siècle. Les colliers dits Lebba remplacent aujourd’hui les Tarjat. Ce sont des colliers constitués de pendeloques qui tombent presque jusqu’à la taille. Les lebbas anciens comportent dix perles ovales entre lesquelles pendent différentes pierres et motifs de taille de plus en plus petite vers le bas. Aujourd’hui les Lebbas modernes utilisent la tradition du chiffre 5 (chiffre magique et porte bonheur) débutent par 6 perles ovales et se poursuivent par 5 pendeloques. Ils sont ajourés.  Ils sont réservés à la mariée. Le modèle à 5 pendeloques se fabrique toujours mais entre en concurrence avec d’autres formes d’agencements destinés à embellir la poitrine.

Le collier d’orge traditionnel est composé de pendentifs allongés et creux en argent or ou argent doré.

Les chaines de cou supportent parfois un pendentif en forme de main, ciselée ou ajourée. Ce type de bijou était déjà très fréquent autrefois. Il est souvent proposé avec une boite ciselée comportant le nom d’Allah, miniatures de boites à Coran.

Le bijou le plus largement répandu en altitude était la Taseddit. Il s’agit d’un collier composé d’éléments en losange reliés et rehaussé de dessins. Ce collier peut être d’une taille imposante et très lourd.

Les pendentifs en forme de mains

Au Maroc les pendentifs en forme de main se trouvent surtout en ville. Ce sont des bijoux généralement très sobres, ils portent le nom de Khamsa, le chiffre cinq. Les mains protègent les lieux et les gens. Elles  existent depuis la préhistoire dans leur représentation et leur sens est quasiment universellement partagé. Elles protègent contre le mal, elles font barrage au mauvais œil. Aujourd’hui dans les parures elles apparaissent moins qu’avant. En or ou en argent doré, elles sont souvent ajourées, ou ciselées. On écarte le côté réaliste d’une main puisque l’objectif de ces bijoux est d’être symétrique ou harmonieux. On trouve tous les types de stylisation des mains, tous les doigts peuvent par exemple avoir la même longueur, jusqu’à une réalisation qui n’a plus rien à voir avec des doigts, effacés au profit d’une forme rectangulaire qui suggère de très loin la forme originelle par quelques lignes. Les mains peuvent être décorées de mille manières différentes par des volutes des motifs floraux ou plus prosaïques : animaux divers, objets du quotidien…

Les Foulet Khamsa

Ces pendentifs dérivent des pendentifs en forme de mains. Ils gardent dans leur composition la trace du chiffre 5 porte-bonheur. Ils sont décorés de ciselures et de pierreries serties. On peut trouver sur les Khamsa ancien des mains en guise de décoration. Les Khamsa modernes sont très hétéroclites quand aux motifs qui les décorent et n’ont que peu de chose à voir avec les khamsa anciens. On peut se demander si on les acquiert toujours pour leurs vertus protectrices et si à force de mélanger tous les symboles, elles en possèdent encore.

Cabochons

En joaillerie un cabochon est une pierre précieuse polie, mais non taillée en facettes.

La Rose de Mogador

Surnom donné à la ville d’Essaouira par les européens. Peut désigner un motif décoratif représentant six ou huit pétales striés à partir du centre.

Diadèmes

Bandeaux, diadèmes, parures de front et de tempes étaient anciennement superposées et constituaient des parures de fête. Les femmes ont jadis joué un rôle important dans leur réalisation révélant leur créativité. Des bandeaux de tissu sont ornés de différents éléments, perles, or, pierreries, émaux. Dans l’orfèvrerie contemporaine on retrouve des bijoux directement inspirés de ceux du 19e siècle, mais de manière générale, aujourd’hui, ces ornements sont déconsidérés au profit de bijoux plus modernes. Anciennement les diadèmes pouvaient être réalisés grâce à la technique du filetage aujourd’hui disparue mais qui permettait pourtant la réalisation de bijoux sublimes. Les diadèmes sont désormais articulés en métal ciselé et rehaussés de pierres vertes. Ils sont portés par toutes les mariées en costume traditionnel.

La parure de tête d’argent ciselé qui se porte sur le front est appelée Taounza il s’agit de plaquette articulées et de pendeloques. La Taounza est souvent agrémentée en plus de boucles d’oreilles sous forme de grands anneaux d’argent.

Boucles de ceinture

Les boucles de ceinture sont un bijou très important et très demandé réalisé dans des ateliers de ciseleurs maniant le burin sur des plaquettes d’argent. On en trouve également réalisées grâce à la technique du filetage.

Les types de ceintures traditionnels sont multiples. Le Fekroun ou carapace de tortue - est le type le plus représenté traditionnellement. Les décorations sont multiples, les plus courantes sont faites en argent doré ou non. Le plus souvent il s’agit d’une plaque de forme variable entièrement ciselée ou recouverte de perles et d’émaux. Les volutes ornées de « roses de Mogador » ont une place toute particulière sur les boucles de ceintures.

Aujourd’hui les ceintures sont formées de plaquettes rectangulaires articulées et ornementées. Les formes sont multiples : ovales, triangulaires, en losanges. On y voit généralement une ou plusieurs émeraudes vertes dans la tradition des bijoux citadins. Les ceintures de Fès se caractérisent par de fines ciselures ajourées. Leur coût qui peut être extrêmement élevé ne freine pas le rêve de toutes les jeunes filles de posséder leur « ceinture d’Or ». C’est un véritable phénomène de société. Malgré la multiplicité des boutiques et des ceintures proposées, il est difficile de trouver deux fois la même. La créativité est sans cesse renouvelée.

Jadis la ceinture de la mariée lui était mise seulement le 7e jour. En effet ce bijou avait pour fonction de prouver qu’elle était définitivement mariée et éloignée du mauvais œil. Aujourd’hui cette tradition a complètement disparu.

Broches

Les broches qui sont de nos jours tellement courantes dans la bijouterie moderne ne faisaient pas partie jadis des bijoux traditionnels. Ce n’est qu’au début du 20e siècle que ces bijoux ont commencé à être demandés. 

Les broches ciselées sont habituellement vendues par paires et peuvent avoir des tailles très impressionnantes. On ne troue plus comme à l’époque les fins tissus des robes avec un pic épais, mais un système  astucieux permet de les accrocher sans dégâts grâce à un attache broche moderne. Anciennement les broches pouvaient être réalisées grâce à la technique du filetage, art aujourd’hui perdu !

Boucles d’oreilles

Les boucles d’oreille les plus spectaculaires portées jadis par les femmes de Fès à Tétouan sont un anneau ouvert d’or ciselé qui s’engageait dans le lobe de l’oreille et dont l’extrémité était chargée de plaquettes d’or, de fils d’ors et de perles baroques. Une chainette pouvait alléger le poids de ces boucles d’oreilles pour les fixer à la coiffure. Ces boucles d’oreilles communément appelées « têtes de bélier » ont été portées durant 300 ans, jusqu’au 18e siècle. On les retrouve dans les tableaux et gravures orientalistes du 19e siècle comme ceux de Delacroix.

Un modèle de boucles d’oreilles en argent était très répandu. Elles étaient constituées de motifs floraux  rehaussées de cabochons rouges ou verts et d’émaux.

Des boucles formées à partir d’anneaux creux au bas desquels sont fixées cinq pendeloques terminées par des perles de corail ou des éléments ciselés sont couramment utilisées par les citadines.

Des modèles de boucles d’oreilles longues composées de plusieurs éléments décorations et pendeloques, éléments d’or et pierreries sont de somptueuses parures. Il est parfois possible de placer des substances parfumées dans les boucles d’oreille. Sur le même modèle des boucles d’oreilles en argent qui ne s’ouvrent pas circulent également.

Il existe également des modèles très simples de boucle d’oreilles basées sur un simple fil refermé sur lui-même orné d’émeraudes  et de perles, ou de motifs floraux.

Tous ces modèles de boucles d’oreilles ont été reproduits jusqu’à nos jours bien souvent copiés à partir de matériaux moins nobles comme des perles en plastique, de la verroterie ou des motifs simplifiés en argent doré.

Les boucles d’oreilles constituées de multiples croissants de plus en plus larges sont très fréquentes. Ce sont les Halaqat. Très fines et légères elles évoquent les bijoux égyptiens et font scintiller le visage tout en légèreté. Ces modèles sont proches de ceux du 19e siècle, entre modernité et tradition.

Les boucles d’oreille Mfatel se trouvent encore et sont composées d’un anneau rattaché à une enfilade de perles.

Les parures

Les parures de plusieurs bijoux sont issues de modèles traditionnels ou sont d’authentiques créations. Le collier est alors parfaitement assorti au bracelet et aux boucles d’oreilles. Ils constituent de magnifiques cadeaux de fiançailles. Les pierreries scintillent et sont rarement de véritables diamants.

Le Chmar ou Tkhmel / relève manches

Ces nouveaux bijoux qui font partie de la parure des plus coquettes permettent de relever les manches du caftan les jours de fête. Il s’agit de chaînes tressées ornementées de perles ovales de métal ciselé. On les trouve à Fès ou Casablanca.

Travail et techniques

Couler le métal

Les techniques utilisées pour fabriquer un bijou révèlent son domaine de création, son lieu et son époque. Le travail du métal est également un art dont nous n’avons pas toujours su conserver les traces. Beaucoup de techniques anciennes sont aujourd’hui perdues ou obsolètes. Le travail du métal précieux commence invariablement par la fonte du métal et la coulée du résultat de cette fusion dans un moule qui donnera une forme originelle. Le métal utilisé peut-être issu d’ancien bijoux que l’on refond, de pièces de monnaie des tous les horizons. Parfois on utilise des piécettes tel quel en guise de pendeloques. On les dispose côte à côte sur des bandeaux en leur associant d’autres objets : perles, corail… Les pièces de monnaient peuvent également être suspendues en pendentifs ou boucles d’oreilles par les femmes du Rif. Le métal coulé dans un moule en fonte est récupéré par simple séparation des deux parties. De nombreux objets en bronze, métaux non précieux, et argent sont réalisés grâce à cette méthode. Le recours au moulage est désormais devenu rare.

Les bijoux ainsi coulés ne constituent jamais les pièces les plus fines des atours féminins. Ils valent bien plus par la quantité de métal utilisée, gage de leur valeur élevée, que par leur finesse.

Estampage

Technique utilisée jadis. Une plaque de métal est moulée dans une matrice et prend la forme souhaitée. Elle est ensuite apposée sur un bracelet par exemple et rivetée à sa place sur le bijou.

Poinçonnage

L’artisan utilise des poinçons d’acier sur lesquels il frape vigoureusement avec un marteau pour imprimer le décor dans la masse de l’argent moulé. Ce poinçon est appelé Mesmar. Chaque motif de chaque poinçon a un nom. On se sert de cette technique pour les bijoux en argent comme les bracelets de cheville.

La ciselure

C’est la plus vieille technique de décoration en orfèvrerie. Le placement d’un burin permet de faire apparaitre des motifs et dessins. Les lignes courbes ou droites peuvent indiquer différentes traditions. On utilise cette technique essentiellement pour ciseler les boucles de ceintures, très demandées.

Découpage à claire voie

Technique qui est utilisée préalablement au ciselage et qui permet d’ajourer les plaques de métal avant d’y apposer les motifs par burinage. Le résultat confère une grande finesse aux pièces qui sont ajourées et décorées.

L’émaillage

Technique encore utilisée dans le sud ouest de l’Atlas, qui a une très longue tradition.  L'émaillage est un procédé de fabrication consistant à déposer sur un métal, ou un autre support, une couche vitreuse, transparente ou colorée. La pièce à émailler est couverte de pigments en suspension et est ensuite soumise à une température d'environ 800°C. Les pigments fondus sont liés au support. Les pièces émaillées ont une grande durabilité et sont faciles à nettoyer.

La technique du filigrane

Cette technique est l’enroulement de minuscules fils d’argent en forme de spirales soudées dans un cadre. Les fils peuvent également être soudés en « S » ou en méandres. Cette méthode est de nos jours encore utilisée à Essaouira. Anciennement on fabriquait ainsi des bracelets de chevilles en or ou en argent, boucles de ceintures ou encore des pendentifs.

Qu’est ce que du plaqué-or / techniques de plaquage.

Le plaqué Or est l’application d’une couche d’or sur un bijou d’argent. Les procédés de dorure les plus courants sont au nombre de deux : la dorure au mercure et la dorure par immersion. La dorure au mercure est une technique très ancienne qui repose sur la propriété du mercure de dissoudre l'or par amalgamation.

Une goutte de mercure déposée sur une surface dorée provoque la formation d'une tâche blanche : ce n'est pas un dépôt, le mercure pénètre en profondeur et seule la chaleur peut faire évaporer le mercure en laissant l'or mat.

La qualité de la dorure au mercure est généralement exceptionnelle et l'épaisseur d'or peut être très importante. Cette technique permet de ne dorer que les parties visibles. Une autre opération délicate est la réalisation de l'amalgame proprement dit : l'or est ensuite appliqué à la surface du métal avec une brosse ou un chiffon. Le métal est ensuite chauffé dans un four ou au chalumeau et le mercure se volatilise. C’est le procédé utilisé pour la confection des pièces que l’on trouve aujourd’hui dans les musées.

La dorure par immersion consiste à plonger la pièce à dorer dans une solution d’or pour que celle-ci se dépose sur le bijou.

La qualité du plaquage dépend de l’épaisseur de la couche d’or déposée sur le bijou, ainsi que de son homogénéité.

Les quatre pierres précieuses.

Il n’existe que quatre pierres précieuses : Le diamant, l’émeraude, le saphir et le rubis.

Diamant

Le diamant de par sa pureté sa taille et sa couleur est la plus célèbre des pierres précieuses en joaillerie. Sa beauté est due à la réfraction de la lumière qui en le pénétrant réfléchis les rayons de lumière à l'infini. Les diamants fonctionnent comme des prismes en dispersant les couleurs sous forme d'arc-en-ciel.

La taille des diamants s'effectue surtout à Anvers (Belgique), à Tel-Aviv (Israël) et au Gujarat (Inde) par la communauté jaïn. En Thaïlande, ce sont les pierres précieuses (rubis et saphirs) qui sont taillées.

Le degré de la beauté de la dispersion (effet arc-en-ciel) du diamant dépend, en grande partie, de la taille et du poli de la pierre. Bien que naturellement les diamants aient leurs éclats propres, ceux-ci peuvent être améliorés et multipliés par la taille experte d'un diamantaire.

Émeraude

L’émeraude est un minéral, de couleur verte. L'émeraude est une des quatre pierres précieuses. (Diamant, émeraude, saphir Rubis.)

Le mot émeraude proviendrait du latin smaragdus, déformation du mot perse zamarat qui veut dire « cœur de pierre ». Comme pour d’autres métaux et pierres précieuses, mythes et légendes se mêlent à la réalité historique lorsqu’on parle d’émeraude. On en évoque déjà la présence à Babylone, au IIe millénaire av. J.-C., où elle servait de monnaie d’échange. À la période antique de l’Égypte, près de la mer Rouge, se trouvaient des mines d’émeraude, dont on a fabriqué des bijoux pour les grands de l'empire. Jusqu’au début du XXe siècle, on appelait également « émeraude orientale » une pierre radicalement différente : le corindon vert, dont la composition s’apparente à celle du rubis et du saphir.

En joaillerie, on la taille principalement en « émeraude » (rectangle à pans coupés), en « cabochon », en « poire » ou en « ovale ». L’émeraude est une des pierres précieuses les plus chères. La présence très fréquente d’inclusions, gracieusement appelées « givres » ou poétiquement « jardin », n’est pas un handicap, car elle peut attester de l'origine de la pierre.

Rubis

Le rubis est rouge. Il est classée comme pierre gemme en joaillerie, où il est utilisé. Parmi les minéraux, trois seulement ont une dureté supérieure.

La valeur marchande des rubis dépend de plusieurs facteurs : la taille, la couleur, la pureté et la découpe. Tous les rubis naturels possèdent des inclusions ; seuls les rubis synthétiques artificiels peuvent donner l'impression d'être parfaits. Plus ces inclusions sont rares et infimes, plus la pierre a de valeur. C'est, avec les diamants de couleur, la pierre précieuse qui peut atteindre les valeurs les plus élevées.

Saphir

Ce terme vient de deux origines probables : du grec sappheiros (« pierre de couleur bleue ») ou de l'hébreu sappir (« la plus belle chose »).

On trouve également des saphirs de couleur rose, jaune, orange, violette, verte, et d'autres qui sont incolores ou avec d'autres tons. La variété bleue est la plus connue. Depuis le début du XIXe siècle, on sait fabriquer en laboratoire des saphirs synthétiques et des rubis synthétiques, dont la composition chimique et les propriétés physiques sont les mêmes que celles des pierres naturelles.

Différents matériaux utilisés en joaillerie

L’or

L’or est le métal du bijou oriental par excellence. Signe de beauté, de richesse, d’élégance, son utilisation pure est rare compte tenu de son prix, mais il participe de toutes les parures dorées. Il s'agit d'un métal précieux très recherché et apprécié sous forme de parures ou de pièces de monnaie depuis l'aube des temps historiques. Ce métal au naturel se présente sous forme de pépites, qui peuvent avoir été réduites en poudre ou en paillettes, par érosion mécanique. L'or pur est un métal noble, le plus malléable et ductile des métaux connus, à la fois dense et tendre. C'est un métal jaune brillant qui ne s'oxyde ni à l'air ni dans l'eau : le fait qu'il préserve son éclat, perçu comme esthétique par toutes les cultures humaines, lui confère l'essentiel de sa valeur.

L’art du travail de l’or est l’orfèvrerie.

Les carats correspondent au pourcentage massique d'or compris dans le métal. L’or pur à 100% n’existe pas.

L’argent

L’argent est considéré de façon différente selon les régions, et le fait que l’on soit citadin ou que l’on vive à la campagne. Le prix de l’argent est inférieur à celui de l’or. On ne l’achète donc que parce qu’il est plus abordable. Les citadines ont toujours tenu ce métal en piètre estime. Seuls les groupes berbères du haut Atlas le préfèrent à l’or. Sa couleur blanche serait pour eux un signe de pureté et l’argent aurait un pouvoir protecteur contre le mauvais œil. Les techniques pour l’argent sont peu nombreuses. On utilise le moulage, l’assemblage de fines plaques ciselées, on peut faire usage du filigrane. Les pièces de monnaie constituent le matériau de nombreuses parures traditionnelles. On imagine aisément la musique tintinabulante que devaient produire les femmes ainsi parées. Même si les citadines choisissent de préférence toujours l’or à l’argent, on reconnaitra inévitablement ses vertus positives et purificatrices. 

Zircon

Le zircon est un minéral. Il forme des cristaux, et il est considéré comme une gemme semi-précieuse en bijouterie.

Le mot zircon provient soit de l'arabe zarqun, « cinabre », ou du perse zargun, doré. Les zircons jaunes à grenat sont appelés hyacinthes (du grec signifiant « jacinthe »). Les spécimens transparents sont utilisés en joaillerie pour des utilisations similaires à celles du diamant. Parfois incolores, les zircons ont une couleur naturelle qui varie de doré, à rouge et brun, mais ils peuvent aussi être verts, bleus ou noirs. Le zircon peut être chatoyant, c'est-à-dire montrer un effet « œil de chat » sur les pierres taillées en cabochons. Les spécimens, qui par leur taille et leur pureté sont considérés comme des pierres précieuses, sont appréciés comme substitut des diamants, avec lesquels on les confond souvent.

Cristal, cristaux

Les cristaux les plus communs sont la neige, le sucre, les sels, les silicates, les oxydes, les sulfures, les métaux et les pierres précieuses (gemmes). Le cristal est un solide plus ou moins brillant, formé d'un empilement d'atomes.

Strass

Verre coloré utilisé pour l’imitation des pierres précieuses.

Emaux

Les émaux sont une pâte de poudre de verre mêlée d’eau qui apposée sur le métal et porté à la température nécessaire à la fusion donne l’émail. Le travail le plus délicat est d’amener les émaux à bonne température sans faire fondre le métal sur lequel ils sont posés. Cette technique a fait l’originalité des ornements Berbères.

Le Nielle

Le nielle est un type d’émail qui ne se vitrifie pas. Ainsi il donne un effet mat au bijou final. Cette technique est connue depuis l’antiquité. On trouve ce procédé décrit par Pline l’ancien.

Ambre corail perles tissus

D’autres matériaux peuvent entrer dans la composition des bijoux. Selon les régions, on les trouve fréquemment ou ils sont totalement ignorés. Le corail est rare, les perles sont un atour citadin ignoré des zones rurales, les berbères du sud et non du nord apprécient tout particulièrement l’ambre. On peut incorporer des perles dans les colliers notamment dans les parures des mariées. Les bijoux faits de perles ont la lourde tâche d’apporter la protection à la fiancée et d’éloigner le mauvais œil et les esprits maléfiques. Dans certaines régions c’est une cascade de perles qui recouvrent la mariée pour la protéger. On affiche traditionnellement des perles aussi bien en ville qu’à la campagne.